Bibliographie

fermer la carte d'identité

Bibliographie essentielle

  • HESNARD Antoinette, Épave Ecueil de Miet 3 (archipel de Marseilleveyre, baie de Marseille), Les Étrusques en mer : épaves d'Antibes à Marseille, sous la direction de LONG Luc, POMEY Patrice, SOURISSEAU Jean-Christophe (dir.), 2002, Marseille, Aix-en-Provence (Edisud), p. 32-36.
  • LIOU Bernard, Informations archéologiques : recherches sous-marines, Gallia, 1975, n° 33-2, p. 571-605, Disponible en ligne
  • LONG Luc, Les épaves protohistoriques de la côte gauloise et de la Corse (VIe-IIIe siècles avant J.-C.), La circulació d'àmfores al Mediterrani occidental durant la Protohistòria (segles VIII-III aC) : aspectes quantitatius i anàlisi de continguts. Actes de la II Reunió Internacional d'Arqueologia de Calafell (Calafell, 21, 22 i 23 de març del 2002) , sous la direction de SANMARTĺ Joan, UGOLINI Daniela, RAMON Joan, ASENSIO David (éd.), 2004, Barcelona, p. 130-132
  • POMEY Patrice, LONG Luc, L’HOUR Michel, RICHEZ Florence, BERNARD Hélène, Recherches sous-marines, Gallia Informations, 1988, n° 1987-1988 - 1, p. 17-18

Pour approfondir

  • HESNARD Antoinette, Nouvelles recherches sur les épaves préromaines en baie de Marseille, Marseille grecque et la Gaule. Actes du Colloque international d'histoire et d'archéologie et du Ve Congrès archéologique de Gaule méridionale, Marseille, 18-23 novembre 1990, sous la direction de BATS Michel, BERTUCCHI Guy, CONGÈS Gaëtan, TRÉZINY Henri (éd.), 1992, Lattes, Aix-en-Provence (Études massaliètes, 3), p. 237
  • L'HOUR Michel, LONG Luc, L'épave de l'Esteou dou Miet, VIe s. av. J-C., in Musée des Docks romains (Marseille), catalogue, 1987, Musée des docks romains, Marseille, p. 53-54
  • LONG Luc, Les épaves d'époques archaïque et classique en méditerranée occidentale (6e-1er av. J.-C.), Amphore à la mer ! Épaves grecques et étrusques, Catalogue d’exposition, sous la direction de Egloff Michel, Ramseyer Denis (éd.), 2005, Hauterive, p. 41-50
  • LONG Luc, Carte archéologique des îles et littoral de Marseille, Bilan Scientifique du Drassm, 1999, p. 51
  • PARKER Anthony John, Ancient shipwrecks of the Mediterranean & the Roman provinces, 1992, British Archaeological Reports Limited, BAR. International series, 580, Oxford, p. 175
  • POMEY Patrice, LONG Luc, Les premiers échanges maritimes du Midi de la Gaule du IVe au IIIe s. av. J-C. à travers les épaves, Marseille grecque et la Gaule. Actes du Colloque international d'histoire et d'archéologie et du Ve Congrès archéologique de Gaule méridionale, Marseille, 18-23 novembre 1990, sous la direction de BATS Michel, BERTUCCHI Guy, CONGÈS Gaëtan, TRÉZINY Henri (éd.), 1992, Lattes, Aix-en-Provence (Études massaliètes, 3), p. 189-198 (p. 190-191 : Estéou dou Miet)

Carte d'identité

fermer la carte d'identité

Pays   France
Département Bouches-du-Rhône
Commune Marseille
Lieu-dit Nord du Batavia
Code EA 30282
Nature du site Épave de navire
Chronologie Antiquité
Indicateur de période Cargaison, amphores étrusques, bucchero.
Structures Cargaison.
Mobilier  
Amphores : Amphores étrusques Py 3A et 3B.
Céramiques : Bucchero nero.
Autre : Herminette en fer d’après moulage.
 
Lieu d'exposition Musée des docks Romains, Marseille.
Contexte  
Géologie : Sable, posédonie
Situation : Immergé
Profondeur : - 19m.
Historique des recherches  
Déclaration : 1973 - Cayol J.-C. (découverte fortuite).
Expertise: 1979, 1999 - DRASSM.
Opérations: 1988 - sondage: CCJ-CNRS; A. Hesnard (responsable d'opérations).
Commentaires  
 



Ecueil de Miet 3 - Épave de navire

 pointillés bouton noticebouton fichebouton bibliographiebouton images
 pointillés


En bref...

Ecueil de Miet 3

L’épave Ecueil de Miet 3 (dite également Esteu dou Miet) se situe à l’entrée sud-est de la rade de Marseille, sur un fond d’environ 20 m. La cargaison du navire se composait d’amphores étrusques et de bucchero nero de même provenance. L’épave a été découverte en 1973 et a fait l’objet de plusieurs campagnes d’expertise. Le naufrage est à situer dans la première moitié du VIe siècle av. J.-C.


Histoire du site

Ecueil de Miet 3

L’épave a été déclarée par un plongeur marseillais, Jean-Claude Cayol, qui avait récupéré des amphores étrusques entre les îles Jarre et Calseraigne (dite aujourd'hui Plane, dans l'archipel de Marseilleveyre). Toute cette zone avait déjà été qualifiée de « cimetière marin » par F. Benoît en 1960 à cause de la présence d’un récif, l’écueil de Miet, presque affleurant jusqu’au XIXe siècle. Le site a fait l’objet de trois campagnes d’étude, deux d’entre elles conduites par le Drassm (1979 et 1999) et la troisième par le Centre Camille Jullian (Université de Provence/CNRS) en 1988. Ni les vestiges de la coque ni l’épicentre de l’épave n’ont été localisés avec certitude à cause de pillages répétitifs et du fort ensablement de la zone.

Savoir plus

Le site a fait l’objet d’une première expertise conduite par le Drassm en 1979 (sous la responsabilité scientifique de B. Liou) et d’une seconde campagne d’expertise en 1988 (sous la responsabilité scientifique de A. Hesnard, CNRS-Centre Camille Jullian). Ces campagnes ont permis de vérifier que les nombreux tessons d’amphores étrusques retrouvés dans cette zone indiquaient bien la présence d’une épave. Les sondages effectués en 1988 ont révélé, en outre, deux concentrations d’amphores mieux conservées, sous environ un mètre de sable et de graviers. Enfin, la brève prospection sur le site conduite par le Drassm en 1999 (sous la responsabilité scientifique de L. Long) a livré encore une anse et un col d’amphore étrusque




Cargaison, mobilier et vie à bord

Ecueil de Miet 3

La cargaison, homogène mais très lacunaire et éparpillée sur le fond, comprenait une centaine d’amphores étrusques à vin. Un ensemble de céramiques en bucchero nero complétait, comme dans l’épave de La Love à Antibes, la cargaison de ce petit bateau. Il s’agit de l’épave la plus ancienne connue sur le littoral du département des Bouches-du-Rhône. Les ramassages sporadiques et les campagnes d’expertises ont permis de rassembler une quantité notable de matériel, assurément homogène, représentant une centaine d'objets. Le nombre d’amphores initial devait être bien plus important, vu le fort pillage, le piètre état de conservation du site et l’absence de véritable fouille archéologique méthodique.

Savoir plus

Ecueil de Miet 3

 Les amphores de l’Ecueil de Miet 3 sont de type « à fond pointu », quelques-unes appartiennent à la forme 3A, mais c’est la forme 3B de la typologie de M. Py (1985) qui est majoritaire. Ce type d’amphore était destiné au transport du vin : le type 3A d’une contenance estimée de 21 litres ; le type 3B d’une contenance de sept litres. L’origine de ces amphores est à rechercher dans le territoire de Caere en Etrurie méridionale (actuelle Cerveteri, dans le Latium, Italie centrale), d’après l’étude de leur pâte céramique. Les amphores de type Py 3A et 3B sont très fréquentes en Gaule méridionale, notamment à Marseille, à Saint-Blaise et à Lattes. Le chargement de céramiques, liées au service du vin pour le symposium (banquet), était composé de vaisselle en bucchero nero, dont  six ou sept canthares du type Rasmussen 3e (1979 ou B-NERO Ct3e3 de Lattara 6) et une œnochoé ont été récupérés. Le mobilier permet de situer le naufrage vers les années 575-550 av. J.-C. : le canthare en bucchero nero disparaît  en effet peu après le milieu du VIe siècle av. J.-C. et on retrouve les mêmes associations de céramiques dans les niveaux stratigraphiques contemporains des fouilles du port de Marseille, où se rendait sans doute le navire.




Le bateau et son gréement

Aucun élément de la coque n’a été retrouvé. Un outil de charpentier (herminette) en fer, reconstruit d’après un moulage de la concrétion découverte, appartenait probablement à la dotation de bord du navire.


Lieux d'exposition du mobilier

Musée des Docks Romains : Place Vivaux - 13002 Marseille / Tél : 04 91 91 24 62

Pour le dépôt  de conservation du mobilier, s’adresser au Drassm

Voir plus d'images dans la Photothèque du Centre Camille Jullian


Quelques curiosités

L’Ecueil de Miet affleurait à moins d’un mètre sous la surface jusqu’au XIXe siècle. Pour éliminer le danger qu’il représentait pour les bateaux entrant dans la rade de Marseille en arrivant par le sud-est, la marine nationale l’a dynamité. Son sommet se trouve aujourd’hui à environ trois mètres sous la surface. Le cimentier Batavia, un navire marchand en fer de 109 m de long, a été le dernier navire à périr sur cet écueil le 23 novembre 1877.

Auteur : F. Cibecchini - Dernière modification de la notice : 05/09/2013
Url pour citer cette notice : http://www.atlaspalm.fr/fr/s20_ecueildemiet3.html