Glossaire

Palonnier (n. m.)

Une des principales commandes de vol située dans le poste de pilotage d'un avion ou d'un hélicoptère. Constitué de deux pédales, il permet au pilote d'actionner la gouverne de direction d'un avion afin de contrôler l'appareil sur l'axe de lacet (les mouvements sur les axes de tangage et de roulis étant assurés au moyen du manche). À l’origine, il était constitué d'une barre transversale pivotant sur un axe vertical. 

Pelle de gouverne ou rame-gouvernail (n. f.)

Sur les bateaux fluviaux, longue rame disposée dans l’axe de la poupe et qui sert à la diriger l’embarcation. Maniée par un seul homme, la pelle de gouverne fonctionne soit par rotation sur son axe, soit par large débattement latéral.

Pelvis (n. m.)

Mortier de l'épave Capo Sagro 2 (© S. Cavillon/DRASSM)

Grand bassin généralement utilisé pour broyer des grains ou d’autres aliments, moins grossier qu’un mortier.

Perche de sonde (n. f.)

Bâton utilisé sur les bateaux de navigation intérieure pour sonder le fond des rivières et des fleuves et en apprécier la hauteur d’eau et la nature du fond. Sur les bateaux de mer, cet instrument est remplacé par un plomb de sonde qui assure les mêmes fonctions.

Photogrammétrie (n. f.)

Il s’agit d’une technique qui permet, à partir de plusieurs photographies, de restituer une vue générale et à l’échelle, parfois en 3D, d’un gisement. La forme et la position exacte mais aussi l’orientation et les dimensions des sujets sont ainsi enregistrées sur un même document graphique. L’évolution de la discipline permet d’obtenir aujourd’hui, en un temps record, une restitution 3D de vestiges sur lesquels les chercheurs pourront déplacer leur angle de vue. C’est en utilisant la vision stéréoscopique (comme la notre) que les reliefs peuvent être fidèlement restitués. Ainsi, l’utilisation de la photogrammétrie sur des gisements à grande profondeur tend à se développer pour quasiment se substituer aux travaux de dessins manuels (architecture navale, et chargement) difficilement réalisables par des engins automatisés.

Pierre de touche (n. f.)

Pierre qui était utilisée pour tester l’authenticité de l’or.
C’est une variété de jaspe noir dite « cornéenne lydienne », inattaquable à l'acide nitrique. Avec un touchau, instrument présentant plusieurs échantillons d'or à divers titres, et une dilution d’acide nitrique et d’acide chlorhydrique, il était utilisé pour tester si un métal était de l'or ou pas (en orfèvrerie ou monnayage). Dans ce procédé, dit le touchau, un essayeur strie légèrement la surface de la pierre avec l'objet d’or que l’on veut tester et réitère l'opération avec les échantillonnages du touchau. Sur toutes les traces obtenues de cette manière, appelées touches, on verse la solution d'acide nitrique qui attaque tout ce qui n’est pas de l’or. Pour l'argent, le procédé est le même, sauf qu’on utilise alors une solution de sulfate d'argent, puis de l'acide chromique.
Ce procédé de contrôle était déjà sûrement pratiqué au IIe siècle av. J.-C. et il est resté le plus employé jusqu'au XIXe siècle. Il s'agit d'un contrôle non-destructif qui est particulièrement utile lorsqu'il est difficile, ou impossible, de soustraire un échantillon de métal à l'ouvrage, comme dans le cas des bijoux.
 

Plat-bord (n. m.)

Bordage large et épais fixé horizontalement sur le sommet de la muraille d'un bateau.

Poix (n. f.)

Matière collante et visqueuse à base de résines ou de goudrons végétaux, utilisée pour assurer l’étanchéité d’un récipient ou d’un assemblage de différentes pièces. Chauffée pour être plus liquide, la poix était utilisée pour enduire la surface interne des amphores afin de les rendre plus étanche (amphores poissées pour le transport du vin ou des sauces de poissons). Mêler à des fibres végétales ou du textile, elle est également utilisée pour assurer l’étanchéité des bateaux (calfatage).

Pompe de cale (n. f.)

Appareil destiné à évacuer, par élévation, l’eau accumulée dans les fonds d’un navire. Il s’agit d’un appareil destiné à évacuer par élévation l’eau accumulée dans les fonds d’un navire. Le type de pompe la plus fréquente dans l’antiquité est celle « à chapelet», même si la pompe à piston était également utilisée (par exemple elle est attestée dans les épaves du Lac de Nemi, Italie). La Pompe à chapelet est constituée de deux cylindres de bois situés dans la sentine du navire en positionne verticale, dans lesquels une série de petits disques en bois sont enfilés sur un cordage sans fin. Ces disques, d’un diamètre presque égal à celui de l’âme des cylindres, forcent l’eau acheminée en bas dans la sentine à s’élever. La rotation du chapelet est assurée par des galets situés entre les deux extrémités des cylindres et son entraînement s’effectue à l’aide d’une manivelle montée sur le galet supérieure.

Pont (n. m.)

Plancher fermant tout ou partie de la coque d'un bateau, sur un ou plusieurs niveaux, pour couvrir la cale, ménager des étages, être un lieu de passage, supporter des équipements.

Port en lourd

Expression qui désigne la capacité de charge d'un bateau, la charge à bord qu’il peut transporter, c'est-à-dire poids cumulé de la cargaison, de l'équipage, des éventuels passagers et de ses équipements. C'est la limite de charge du navire, au-delà la sécurité n'est plus assurée.

Poupe et proue (n. f.)

Partie arrière (poupe) et avant (proue) d’un navire.
Voir schéma Coque.

Preceinte (n. f.)

Virure de bordé plus épaisse destinée à protéger et à renforcer la muraille du navire.
Voir schéma Construction sur bordé.

Prospection géophysique (n. f.)

Utilisation d'instruments de mesure pour détecter dans le sous-sol la présence de vestiges archéologiques. Ces instruments s'appuient sur des caractéristiques physiques de la Terre qui sont perturbés par la présence d'objets ou de structures dans le sol. Ils offrent, de manière plus ou moins détaillée, une vision de ces structures. Il est ainsi possible d'obtenir des cartes de localisation.
Il existe différentes techniques et principes physiques utilisés, parmi lesquels :
- La gravimétrie, qui étudie les champs de variation de la pesanteur. On utilise un gravimètre. Il est sensible aux variations de densité du sous-sol, permettant de détecter des cavités par exemple.
- La prospection magnétique, qui étudie les fluctuations du champ magnétique. On utilise alors un magnétomètre.
- La prospection électrique, qui étudie les variations de résistivité du sous-sol. Un résistivimètre mesure la difficulté avec laquelle un courant électrique pénètre dans le sol.
- La prospection électromagnétique, qui allie les paramètres magnétique et électrique. Plusieurs instruments permettent de faire ces mesures, dont le géoradar.
- La sismique marine, qui étudie la vitesse de propagation d'ondes acoustiques émises en surface. Des capteurs mesurent l'écho de ces ondes. On peut utiliser un sonar, un géophone ou encore un hydrophone.
 

Protomé (n. m.)

Élément de décors représentant la tête d'un animal, parfois accompagnée de sa partie antérieure.
Il peut également représenter un buste humain.

Pyxide

Boite pour remèdes, fards ou bijoux.
(en grec ancien πυξίς, πυξίδος= puxis, puxidos) Petit vase en argile, en bois ou en os, de forme généralement cylindrique, bas et à fond plat et muni le plus souvent d’un couvercle. Objet généralement lié aux femmes, il sert de boîtier ou de coffret à bijoux.