Glossaire

Calfatage (n. m.)

Action visant à combler tous les interstices existant entre les planches pour rendre étanche la coque, le pont et le vaigrage d’un bateau en bois. Le calfat, constitué d’un mélange de fibre végétale et d’un enduit à base de goudron, de résine ou de brai, est introduit dans les interstices à l’aide d’un outil en métal (ciseau ou fer à calfat) et enfoncé à coups de maillet. Les opérations de calfatage doivent être régulièrement effectuées pour entretenir l’étanchéité du bateau.

Can

Surface la plus étroite d’une pièce de bois dans sa longueur.

Canthare (n. m.)

Coupe avec deux anses hautes et verticales, utilisée lors des banquets (en grec ancien κάνθαρος = kàntharos).
Vase profond avec deux anses hautes et verticales, plus ou moins rehaussé d’un pied, qui peut être plus ou moins haut. Il était utilisé pour boire du vin et il est étroitement lié au culte de dieu du vin, Dionysos. C’est une forme très diffusée dans le bucchero étrusque des VIIe et VIe siècles av. J.-C. Quelquefois, la panse du vase peut prendre la forme d’une figure humaine (dans la céramique de production grecque). Le canthare est une forme récurrente dans l'iconographie liée aux rituels initiatiques du culte de Dionysos.
 

Carène (n. f.)

Partie immergée de la coque d’un bateau que l’on appelle aussi œuvres vives.
Du point de vue de l’architecte naval, la carène est l’ensemble des lignes longitudinales et transversales qui forment le dessin de la coque dans sa partie immergée. Lié à la stabilité du bateau, le centre de carène est le centre de gravité du volume de carène.
 

Carlingot (n. m.)

Pièce parallèle à la carlingue et de plus faible échantillonnage. Dans la construction navale antique, la carlingue (ou le massif d’emplanture) est parfois supportée par des carlingots.
Voir schéma Coque et schéma Emplanture.

Carlingue (n. f.)

Élément de renfort intérieur de la structure longitudinale d’un bateau.
Dans la construction navale en bois, la carlingue est une longue pièce de bois disposée parallèlement à la quille, au-dessus des varangues, et qui s’étend d’un bout à l’autre du bateau, venant renforcer la structure longitudinale de la coque à l’intérieur. Dans la construction navale en acier, c’est souvent une poutre en "I", voire une cloison verticale. On trouve une carlingue centrale et des carlingues latérales si la largeur du bateau le nécessite.
Voir schéma Coque ou Emplanture.
 

Céramiques communes (n. f.)

Vaisselle utilitaire, d'usage courant, caractérisée par une prévalence de l’aspect fonctionnel sur l’aspect esthétique et par l’absence de vernis et de décors complexes.
On désigne par « céramique commune » des céramiques très variées, dont la pâte est plus ou moins épurée, non vernissée et non décorée. Elles sont produites dans de nombreuses régions de l’époque archaïque à la période Médiévale. L’absence de décorations, de vernis et la longévité des formes de ces céramiques fonctionnelles rendent souvent difficile l'élaboration d'une typochronologie. On doit à Nino Lamboglia la première tentative de classification de la céramique commune en 1950. Cette étude est suivie par celles du mobilier provenant d’importantes fouilles des années 1970 comme celles d’Ostie, de Cosa (Orbetello) et de Luni (La Spezia) en Italie. Les céramiques communes sont habituellement divisées par groupes fonctionnels : a) céramiques de cuisine ; b) céramiques de table ; c) céramiques pour la préparation des aliments. On peut ensuite subdiviser chaque groupe en fonction des formes et des types. A partir des années 1980, la classification morphologique est associée à une classification des pâtes. Elle se base sur le type d’argile utilisé et sur des éléments minéralogiques et organiques présents dans la pâte. Elle associe également parfois le type d’engobe ou la technique de cuisson. On parle par exemple de céramique commune oxydante micacée, de céramique commune kaolinitique, de céramique grise etc. Le croisement de la classification morphologique avec celle des pâtes, de plus en plus solidement étayé par les analyses archéometriques, permet d'identifier des groupes homogènes dont on peut déterminer l’origine / la zone de production. Certains groupes fonctionnels, dont l’origine est facilement reconnaissable, ont été définis surtout par leur zone de production, comme par exemple la céramique africaine de cuisine, la céramique grise de la côte catalane ou la céramique commune punique. Contrairement à ce qu’on croyait dans un premier temps, même la modeste céramique commune a fait l’objet d’un commerce important dans l’Antiquité, en particulier à partir du IIe siècle av. J.-C. et à l’époque impériale. Certaines productions ont eu une diffusion très importante, comme la céramique africaine de cuisine, la céramique à vernis rouge pompéien ou la Pantellerian Ware.
 

Céramiques africaines de cuisine

Céramique commune Africaine

Vaisselle d’usage courant liée aux activités culinaires, produite par différents ateliers de la côte d’Afrique du Nord, et très largement exportée pendant toute l’époque impériale.
Cette production comprend principalement des plats à cuisson, faitouts, marmites et couvercles. Elle est facilement reconnaissable par sa pâte de couleur rouge-orangé plus ou moins riche en inclusions de quartz ainsi que par son répertoire de forme assez standardisé. Les études récentes sur les ateliers nord-africains ont montré que la production de ces céramiques était le plus souvent complémentaire de celle des amphores. En 1950, Nino Lamboglia identifie cette production et en réalise une première classification suivi par celle de J.W. Hayes qui l’inclut dans sa typologie générale des productions tardives d’Afrique du Nord publiée en 1972 (les formes sont souvent désignées par son nom suivi d’un numéro). Rassemblée en 1981 dans l’ouvrage « Atlante delle forme ceramiche » (Atlante 1981), qui reste l’étude la plus complète de cette classe céramique, on y distingue traditionnellement trois catégories :

  1. céramique culinaire apparentée à la céramique sigillée africaine A, surtout les plats de formes Hayes 23A et B et, probablement, une partie des plats Hayes 181, originaires du nord de la Tunisie dans la région de Carthage.
  2. céramique culinaire africaine dite « polita a strisce » (à bandes polies, parfois en stries concentriques), marmites et couvercles de forme Hayes 181, 182, 184 et 185, probablement originaire de la région de Byzacène (Tunisie occidentale actuelle).
  3. céramique culinaire africaine dite « a patina ceneronogliola e orlo annerito » (à patine cendreuse et bord noirci), marmites et couvercles Hayes 191-198, produits principalement dans le nord de la Tunisie mais aussi, comme les marmites Hayes 183, en Byzacène et en Tripolitaine (Libye septentrionale actuelle, région de Tripoli).

La diffusion des céramiques culinaires africaines dans le bassin méditerranéen commence au cours du Ier siècle ap. J.-C., connaît sa plus grande extension au IIe siècle et son apogée entre le IIe et IVe siècle ap. J.-C. Elle décline ensuite de manière nette à la fin du IVe - début du Ve siècle. La production se poursuit nénamoins jusqu’au VIe siècle ap. J.-C.

Céramiques communes étrusques

Coupes en céramique commune étrusque, épave de La Love, dessin B. Boulomié

Production de vaisselle courante fabriquée en Etrurie (Toscane actuelle) et utilisée pour la préparation et la consommation des aliments.
La céramique commune étrusque est fabriquée dans des pâtes assez grossières, en général semblables à celles des amphores étrusques. Il s’agit d’une céramique montée au tour rapide qui présente une surface rugueuse, brute de toute finition. En Méditerranée nord-occidentale, étaient surtout exportées des urnes globulaires munies d’un couvercle qui pouvait servir également de coupe, et quelques mortiers à lèvre en bandeau. Toutes ces formes sont présentes dans l’épave de La Love à Antibes et on les retrouve en quelques exemplaires sur plusieurs sites du sud de la Gaule datés des VIe-IVe siècles av. J.-C., en particulier à Marseille, à Saint-Blaise (Provence) et à Lattara (Lattes, Languedoc Oriental).

Céramiques grises rhodaniennes

Céramiques communes grises rhodaniennes

Ce terme regroupe l’ensemble des céramiques de cuisine de couleur grise à noire, sableuse, avec un dégraissant composé essentiellement de quartz, produite surtout dans la moyenne vallée du Rhone au Ier siècle ap. J.-C.
Ces céramiques sont enduites, dans certain cas, d’un engobe micacé. Si une cuisson réductrice suivi d'une post-cuisson réductrice demeure privilégiée, les potiers utilisent également une post-cuisson oxydante livrant des pâtes brunes voir orangées. Dans cette catégorie, les pots carénés constituent l’une des formes les plus diffusées dans la vallée du Rhône. Connus aussi bien en Ligurie qu’en Espagne, ces pots se caractérisent pas une carène haute, bien prononcée, un col lissé et une panse rugueuse. Utilisés aussi bien comme urnes cinéraires que comme pot à cuisson, ces formes sont attestées en Narbonnaise du Ier au IIe siècle ap. J.-C. L’apogée de la production semble toutefois se placer à l’époque tibérienne.
 

Céramiques communes kaolinitiques

Sélection de formes en céramique kaolinitique

Production de vases à feu qui se distingue par la composition minéralogique de son argile, riche en kaolinite, un minéral argileux qui lui confère des propriétés particulières. Produite dans la moyenne vallée du Rhône, dans la Drôme et dans le Vaucluse, elle se caractérise par un vaste répertoire de forme, une diffusion importante et une longue période de production : du Haut-Empire au bas Moyen-Age.

Cette production, mise en évidence pour la première fois par Chr. Goudineau (1977), est facilement reconnaissable grâce à ses caractéristiques techniques et à l’épaisseur très réduite des parois des objets.

Les argiles kaolinitiques ont un caractère réfractaire prononcé, ce qui signifie qu'elles peuvent supporter, sans fondre, des températures de cuisson élevées. Pour cette raison, ce type d'argile est particulièrement résistant aux écarts thermiques importants et on les a utilisées depuis l'Antiquité pour la réalisation de céramiques à feu. Par ailleurs, la température de cuisson élevée augmente la résistance des vases aux chocs mécaniques, et permet par conséquent de réduire l'épaisseur des parois des objets, jusqu'à deux ou trois millimètres. On réalise ainsi des vases résistants tout en étant très légers. Leur composition chimique, généralement pauvre en oxyde de fer, associée à une cuisson réductrice suivie d'une post-cuisson réductrice, confèrent à cette céramique une gamme de couleurs très particulière. Le cœur des pâtes est souvent blanc farine, finement sablé. La couleur extérieure peut varier, sur une même pièce, du gris clair au noir - anthracite, en passant par des tons de gris et de bleus. Des craquelures grises ou bleuâtres peuvent apparaître en surface. Les vases à post-cuisson oxydante, moins communs, présentent une surface à ton rosé, lie de vin, jaune-orangé ou brun avec des formes analogues aux productions de teintes grises.

Les lieux de production se trouvent dans des zones où affleurent en abondance les argiles kaolinitiques et en particulier dans la moyenne vallée du Rhône, dans la Drôme et dans le Vaucluse. Ces productions perdurent du Haut-Empire au bas Moyen-Age. Durant l'Antiquité tardive et les périodes médiévale et moderne, des ateliers importants sont connus également dans l'Uzège (Gard).

Pour la période romaine, cette production a été mise en évidence par les fouilles menées par Chr. Goudineau sur le site d’une propriété privée de Dieulefit (Drôme). De nombreuses formes complètes sont publiées par ce même auteur dans la Revue Archéologique de Narbonnaise (numéros X et XI). Depuis, les différents répertoires de formes, la diffusion et la chronologie ont été précisés dans de nouvelles publications dont la plus exhaustive demeure le Dicocer.

La proximité des ateliers avec le Rhône a assuré une large diffusion à cette production, en particulier par les voies navigables. Elle est, par exemple, omniprésente dans le dépotoir du port fluvio-maritime d’Arles et on la retrouve dans plusieurs contextes portuaires de la Provence Occidentale mais aussi en Corse, par exemple dans les dépotoirs de l’Ile-Rousse et de Calvi.
 

Céramiques fines (n. f.)

Vaisselle de table caractérisée par une facture soignée, par une prévalence de l’esthétique sur le fonctionnel et par la présence de vernis et de décors plus ou moins complexes. On parle de céramique fine, ou de céramique de table, souvent en opposition à la céramique commune, pour qualifier des céramiques très variées, très soignées tant du point de vue de la qualité de la pâte, que de celle de la cuisson, et souvent décorées.

Les vases sont peints ou vernissés par immersion dans de l’argile plus diluée et peuvent être ornés de décors incisés, peints, appliqués ou imprimés. Ces décors sont de qualités inégales et varient considérablement d’une production à l’autre et même d’une période à l’autre au sein de la même production. A la différence des céramiques communes, la présence de vernis/peinture, de décorations, alliée à une moindre longévité des formes a permis l'élaboration de classification typo-chronologiques assez précises pour les différentes classes céramiques ou pour les diverses productions identifiées. De ce fait, les céramiques fines peuvent constituer de bons marqueurs chronologiques.

Céramique etrusco-corinthienne

Plat en céramique étrusco-corinthienne découvert à Marseille (Ilot 55), Dessin J.-J. Dufraigne – P. Reynaud

Production étrusque de céramique fine peinte, reproduisant les formes et les décors des céramiques corinthiennes.
Il s’agit d’une production de céramique fine peinte, reproduisant les formes et les décors des céramiques corinthiennes, qui apparaît en Italie à partir du VIIe siècle av. J.–C. C’est dès la fin de ce siècle que plusieurs ateliers en Etrurie vont fabriquer en masse des vases imitant les formes et les motifs corinthiens de façon beaucoup plus négligée. La manière de traiter les motifs est le plus souvent assez lâche, les silhouettes animales schématiques, les incisions épaisses. Les formes peuvent être très proches des modèles grecs (aryballes sphériques, œnochoés, olpés…) ou propres à la production étrusque, comme les différentes variantes de kylix et de plats.
L’exportation des vases étrusco-corinthiens est assez modeste en Méditerranée nord-occidentale. Ces céramiques accompagnent sporadiquement les chargements d’amphores et de bucchero nero étrusques, principalement au VIe siècle av. J.-C. L’épave de La Love à Antibes est l’attestation la plus importante de leur commercialisation en Gaule.
Plusieurs habitats de Gaule du sud en livrent des exemplaires : par exemple La Liquière (Languedoc oriental), Ensérune (Languedoc oriental) et surtout Marseille et Saint-Blaise (Provence).
 

Céramique à vernis noir

Vaisselle de table recouverte d'un vernis de couleur noir et non figuré, produite par un grand nombre d’ateliers de la Méditerranée, principalement en Grèce et en Italie méridionale, entre le VIe et le Ier siècle av. J.-C.
Vaisselle de tradition grecque dont la teinte noire du vernis est obtenue grâce à l’application, au pinceau ou par immersion du vase, d’une couche d’argile très épurée et diluée et à une cuisson du vase en atmosphère réductrice (pauvre en oxygène). Le monoxyde de carbone permet de réduire l'oxyde ferrique en oxyde ferreux ou en magnétite. La partie du vase recouverte de l'enduit devient entièrement noire et se vitrifie. Le vernis ainsi obtenu assure l'imperméabilité du vase.
Les productions de céramique à vernis noir les plus diffusées et exportées, notamment vers la Méditerranée occidentale, sont la céramique attique à vernis noir et les céramiques italiques à large diffusion. Ces dernières sont dénommées « céramiques campaniennes » par Nino Lamboglia en 1950 et sont réparties en plusieurs classes dont la Campanienne A et la Campanienne B.
 

Céramique campanienne A

Céramique Campanienne A

Vaisselle de table à vernis noir produite dans le golfe de Naples/île d'Ischia du IVe au Ier siècle av. J.-C. et très largement exportée par voie maritime, notamment en Méditerranée occidentale.
Cette production reprend et perpétue les formes et les décorations de la céramique attique à vernis noir. Elle doit à Nino Lamboglia sa définition et sa première classification, en 1952 (les formes sont souvent identifiées par l’abréviation Lamb. suivi d’un numéro, parfois associé à des lettres). Cette typologie est ensuite précisée et enrichie dans la classification, plus générale mais plus complexe, de Jean-Paul Morel en 1981 (les formes sont désignées par la lettre F. suivi d’un numéro à quatre chiffres). Les deux classifications font toujours référence aujourd'hui.
Cette céramique a été produite pendant une longue période que l'on peut subdiviser en cinq phases principales : primitive (IVe s.), archaïque (300-220 av. J.-C.), ancienne (220-180 av. J.-C.), classique (180-100 av. J.-C.) et tardive (100-40 av. J.-C.). Ces phases sont caractérisées par l’utilisation de certaines formes, types de décorations et caractéristiques techniques. On remarque que la qualité de la céramique, du vernis et des décorations se dégrade au fil du temps. La couleur de la pâte céramique est tout d'abord d’un ton rouge clair, surtout dans la première phase de production. Elle passe ensuite à une couleur rouge lie-de-vin, puis rouge-brun. La pâte est plus ou moins granuleuse et le vernis présente des reflets métalliques. Des empreintes de doigts sont souvent visibles autour du pied des vases.
Les décorations, plus importantes et soignées dans les phases archaïque et ancienne, sont en général assez simples : rehauts de peinture blanches sur les bols, filets parallèles blancs près des bords des bols et des kylix, cercles au fond des bols dans les phases classique et tardive ; quatre palmettes imprimées sur les grandes coupes et quelques formes d’assiette, souvent entourées de guillochis, rosettes imprimées au centre des coupes et coupelles. Ces deux derniers types de décors sont imprimés en relief.
La campanienne A voyage comme cargaison complémentaire dans les navires transportant essentiellement des amphores gréco-italiques et Dressel 1 contenant du vin d’Italie. Déjà présente en petites quantités en Méditerranée occidentale vers le milieu du IIIe siècle av. J.-C., la campanienne A envahit littéralement les côtes occidentales, en particulier de la Gaule et de l’Espagne, à partir du IIe siècle av. J.-C. L’épave du Grand Congloué 1 avec ses 7000 pièces de vaisselle en est l'un des témoins les plus significatifs.
 

Céramique campanienne B

Céramique Campanienne B

Vaisselle de table à vernis noir et à pâte céramique de couleur clair, du chamois au rose pâle, produite principalement en Italie centrale, principalement en Etrurie et en Campanie, dès le IIe siècle av. J.-C. et largement exportée par voie maritime, surtout en occident, au cours du Ier siècle av. J.-C.

Cette grande famille réunie plusieurs productions qui partagent le même répertoire de formes, inspiré de la vaisselle en métal, et les même caractéristiques techniques : une argile de couleur claire et un vernis franchement noir ou noir bleuâtre, au moins pour les productions de grande qualité. Comme pour la Campanienne A, elle doit à Nino Lamboglia sa définition et sa première classification, en 1952. Les formes sont souvent identifiées par l’abréviation Lamb. suivi de la lettre B et d’un numéro. Cette typologie a ensuite été précisée et enrichie dans la classification, plus générale mais plus complexe, de Jean-Paul Morel publiée en 1981. Les deux classifications font toujours référence aujourd'hui, malgré la complexité et la variété des diverses productions identifiées au cours des recherches menées ces dernières années, notamment en Espagne et en Italie. L'idée même d'une origine « étrusque » qui aurait servi de modèle aux autres productions de cette famille, surtout à celle de Campanie-Latium, ne fait plus l'unanimité. Pour cette raison, les spécialistes préfèrent désormais l’appellation « cercle de la campanienne B », proposé par J.-P. Morel, pour toutes ces céramiques à vernis noir et pâte claire qui constituent le répertoire morphologique établi par Lamboglia (formes Lamb. B 1-8, 10). S’y rattachent également d'autres formes désormais bien connues comme le kylix Pasquinucci 127, le cratère F4753a ou la coupe Lamb. B 27B à décor dit à « cuoricini ».

Aujourd'hui, on connaît deux principaux types de productions qui ont sans doute eu une diffusion assez importante en méditerranée :
1. le groupe B étrusque
2. le groupe B campanien

Le groupe B étrusque présente une pâte noisette claire-chamois et un très beau vernis noir, noire-bleuâtre. Ce groupe réuni toutes les productions localisées en Etrurie, celles appelées autrefois « vraies B » et une partie des productions du IIe siècle localisées dans la zone de Volterra et d’Arezzo (Etrurie septentrionale). Le groupe B étrusque est diffusé surtout en Espagne tandis qu’il est rare en Gaule, en Languedoc-Roussillon et plus encore en Provence.

Le groupe B de Campanie présente une pâte plus rosée et moins fine que celle du groupe B étrusque, le vernis passe d'un beau noir mat pour les productions du IIe siècle av. J.-C. à un marron-noir pour les productions du Ier siècle av. J.-C. Ce groupe correspond en grande partie à la dénomination antérieure de « B-oïde » proposée par J.-P. Morel. Les ateliers sont principalement situés à Cales (Campanie septentrionale), mais aussi probablement dans les villes voisines de Teano et Capua. Ces ateliers exportent abondamment vers l'Ouest jusqu'à la fin du Ier siècle, principalement entre 125 et 25 av. J.-C. Les plus récentes recherches, en particulier celles menées par Luigi Pedroni à Cales et par Albert Ribera à Valence (Espagne), ont montré que ce type est déjà exporté en occident, en Espagne surtout, à partir du milieu du IIe siècle av. J.-C. En Espagne, le groupe B de Campanie supplante la Campanienne A dès le début du Ier siècle av. J.-C. alors qu'il reste très minoritaire, même au Ier siècle, en Languedoc oriental et en Provence. Les formes Lamb. B 1 et F4753a sont une production spécifique du groupe B de Campanie. La décoration à losange caractéristique de la coupe Lamb. B 1 est caractéristique de la production de Cales.

Dans les épaves, la Campanienne B ou du cercle de la B, est plus sporadiquement présente que la Campanienne A. Elle est représentée par quelques pièces appartenant aux dotations de bord ou par de petits lots appartenant à une cargaison complémentaire. Elle est principalement rattachable au groupe B de Campanie. A titre de comparaison, les quelques centaines de vases en Campanienne A de l'épave de la Madrague de Giens n’ont d’équivalent que la dizaine de pièces des épaves du Grand Congloué 2 ou du Titan.

Céramique campanienne C

Céramique Campanienne C

Vaisselle de table à vernis noir et à pâte céramique de couleur grise, produite en Sicile, surtout dans la région de Syracuse, dès le IIe siècle av. J.-C. et largement exportée par voie maritime, bien qu'en faibles quantités, au cours du Ier siècle av. J.-C.
Cette production doit à Nino Lamboglia sa définition et sa première classification, en 1952. Les formes sont souvent identifiées par l’abréviation Lamb. suivi d’un numéro parfois associé à des lettres. Cette typologie a ensuite été précisée et enrichie dans la classification, plus générale mais plus complexe, de Jean-Paul Morel publiée en 1981. N. Lamboglia avait rangé cette production parmi les « campaniennes universelles » en raison de sa très vaste diffusion et, surtout, en raison d’une méconnaissance de ses nombreuses imitations régionales, surtout en Gaule Méridionale et en Catalogne. De fait, pendant longtemps, toute céramique à vernis noir et à pâte céramique grise était souvent classé dans la catégorie Campanienne C. Aujourd’hui, on réserve la dénomination de Campanienne C aux seules céramiques produites en Sicile, caractérisées par une argile grise à cœur souvent noir-brun et recouvertes d'un vernis franchement noir et épais s'écaillant facilement. La partie inférieure des vases est rarement vernissée à l’extérieure. Le répertoire de formes de cette production est très restreint et seules deux formes sont bien attestées, la coupe Lamb. 1 ou l’assiette Lamb. 7, les autres restent très sporadiques.
La Campanienne C est exportée en Méditerranée occidentale surtout dans la seconde moitié du Ier siècle av. J.-C. Sa diffusion géographique est très large mais toujours en faibles, voire très faibles, quantités. Dans les épaves, cette production est présente très sporadiquement, avec quelques pièces appartenant à la dotation de bord ou avec de très petits lots associés à une cargaison plus importante de vaisselle céramique Campanienne A ou B.
 

Céramique luisante

Céramiques luisantes

Vaisselle de table portant un engobe argileux qui varie de l'orange-rouge au brun foncé à reflets métallescents, produite surtout en Savoie, du IIIe apr. J.-C. à la première moitié du Ve siècle ap. J.-C.

La Luisante (à pâte non-calcaire), définie en 1963 par N. Lamboglia, appartient au groupe des céramiques à revêtement argileux non grésé, cuites en mode A (c’est-à-dire avec une phase initiale réducrice suivie d’une post-cuisson oxydante) et fabriquées dans les régions alpines (Thonon-les-Bains, Annecy, Aoste, etc.). Le terme de Luisante caractérise plus spécifiquement les productions issues des ateliers de Portout et Conjux, en Savoie, qui ont été fouillés et publiés par J. et C. Pernon (Pernon, Pernon 1990 ; typologie : abrégée P suivie d'un numéro).
Cette céramique, à pâte fine, beige à orangée, se caractérise par un revêtement fin, mat ou semi-mat, généralement avec des reflets métallescents. Les décors sont guillochés et/ou parfois ocellés ; on rencontre également des décors de rinceaux peints en blanc. Plus rares sont les versoirs moulés en forme de mufle de lion qui ornent les mortiers. Le début de la production est daté des dernières décennies du IIIe apr. J.-C. ; elle se développe jusqu'au milieu du Ve siècle.
Le répertoire de la Luisante est constitué de coupes et d'assiettes, d'œnochoés ou cruches, de gobelets ovoïdes et de mortiers, souvent décorés par des mufles de lion. Les formes sont en partie apparentées aux céramiques sigillées gauloises et rhénanes.
La forme emblématique est la coupe carénée Lamb. 1/3 (= forme P37); la coupe, Lamb. 2/37 (= P27), est aussi très commune, comme d'ailleurs également le mortier Drag. 45 (= P40). Dans les épaves, cette production est présente très sporadiquement, avec quelques pièces appartenant à la dotation de bord. Elle est mieux attestée en revanche dans les dépotoirs portuaires de la Gaule sud-orientale.
Cette vaisselle a une diffusion limitée à l'angle nord-ouest de la Méditerranée : au-delà, sa diffusion est anecdotique.
 

Céramique à parois fines

Céramiques à parois fines

Vaisselle fine de table destinée à la consommation des boissons dont la principale caractéristique tient à l’épaisseur réduite, voire très réduite (un millimètre) de ses parois. Elles sont produites par un grand nombre d’ateliers de la Méditerranée, principalement en Italie, en Gaule et en Espagne, entre la fin du IIe siècle av. et le Ier siècle ap. J.-C.

Les parois fines doivent leur nom à Nino Lamboglia. Leur production débute en Italie centrale dans la deuxième moitié du IIe siècle av. J.-C., mais c'est au Ier siècle que cette céramique connaît sa plus grande période de production et de diffusion. Le répertoire morphologique s’inspire des formes métalliques hellénistiques, avec des décorations de parois très variées, du simple polissage aux décors en relief complexe faits à la barbotine, en passant par des décors guillochés et des enduits sablés. La production de ces vases se réduit sensiblement vers la fin du Ier siècle ap. J.-C., peut-être à cause de la diffusion concurrentiel du verre soufflé. Il est souvent difficile, voire impossible, de déterminer une aire de production précise en l’absence d’analyses archéométriques. Les classifications principales et les plus utilisées pour ces vases sont celle de Maria Teresa Marabini (1973), qui n’était centrée que sur la particularité des formes étudiées dans la cité de Cosa (Etrurie méridionale) sans tenir compte des différents centres de productions ; celle de François Mayet (1975), fondée sur l’étude des exemplaires diffusés en Espagne, plus complète et qui tente d’identifier les différents centres de productions. Enfin, celle d'Andreina Ricci (1985), publié dans l’Atlante delle forme Ceramiche, re-examine les travaux précédents et décline une typologie fondée sur les deux formes fondamentales : le gobelet (F. 1) et la coupe (F. 2). Toutes ces typologies sont aujourd’hui réunies et synthétisées dans le Dicocer Lattara 6, où le type est référencé par PAR-FIN suivi par un chiffre.
Les productions de Bétique se caractérisent par des décorations sablées, guillochés et à la barbotine avec comme éléments de décors récurrents les feuilles d’eau, les fougères, les perles et les écailles de pin. La pâte est fine, claire et les engobes orangés et brillants. La période de grande diffusion des parois fines de Bétique s’inscrit dans le Ier siècle apr. J.-C. Néanmoins, l’implantation d’ateliers en Gaule et notamment à Lyon semble freiner la diffusion au sein de vallée du Rhône et tend à restreindre leur commerce à la seule basse vallée du Rhône où cette catégorie est omniprésente dans les fouilles subaquatiques d’Arles, par exemple. Ces sont ces productions qui constituaient le fret complémentaire des produits exportés d’Espagne du Sud comme dans l’épave Port-Vendres II et Culip IV.
 

Céramique Sigillée

Vaisselle de table recouverte d'un vernis de couleur rouge, plus ou moins clair et luisant, produite par un grand nombre d’ateliers de la Méditerranée, d’abord au Proche-Orient (Ier siècle av. J.-C.) puis principalement en Italie centrale (Sigillée italique), en Gaule (Sigillée gauloise), en Espagne (Sigillée hispanique) et en Afrique septentrionale (Sigillée africaine), entre les années 40 av. J.-C. et le VIIIe siècle ap. J.-C.

Cette céramique fine est caractérisée par la teinte rouge de l'engobe obtenue grâce à l’application, par immersion, d’une couche d’argile très épurée et diluée et une cuisson du vase en atmosphère oxydante.
La partie du vase enduite devient entièrement rouge et se vitrifie. Le vernis ainsi obtenu assure l'imperméabilité du vase.
Elle trouve ses origines dans le Proche-Orient, au courant du IIe-Ier siècle av. J.-C., dans la production dénommée ESA (eastern sigillata A). Les vases portent souvent une estampille indiquant le nom de leur fabricant. Il s'agit d’un véritable sceau, sigillum en latin, qui est à l’origine du nom de cette catégorie céramique. Elle est caractérisée aussi par la présence de décors en relief, moulés, imprimés ou appliqués à la barbotine. Cette vaisselle, avec ses formes standardisées et ses décors stéréotypés, remplace complètement et rapidement celle à vernis noir, en s’imposant comme service de table caractéristique de l'Antiquité romaine dès l’époque d’Auguste (fin du Ier siècle av. J.-C.). Elle représente l’un des principaux fossiles directeurs pour les datations des couches stratigraphiques et l'un des meilleurs marqueurs chronologiques de la romanisation et du commerce de l'époque impériale. Les productions de céramique sigillée les plus diffusées et exportées, notamment vers la Méditerranée occidentale, sont la Sigillée italique, la Sigillée Sud-Gauloise, la Sigillée africaine et, dans une moindre mesure, la Sigillée hispanique.

Céramiques Sigillée Sud-Gauloise

Céramiques Sigillée Sud-Gauloise

Vaisselle de table à vernis rouge produite par un grand nombre d’ateliers localisés dans la bande méridionale du Massif Central, entre l’Hérault et le Tarn, du Ier au IIe siècle ap. J.-C., largement et abondamment exportée et diffusée par voies maritimes et fluviales. Deux sont les centres de productions principaux connus : La Graufesenque et Montans.

Chaland (n. m.)

Terme générique désignant un grand bateau à fond plat employé sur les fleuves et les rivières.

Charpente longitudinale axiale (n. f.)

Schéma assemblage axe longitudinal - Dessin Rival, CCJ/CNRS, tiré de Pomey P. (dir.), Gianfrotta P. A., Nieto X. et Tchernia A. 1997, La Navigation dans l’Antiquité, éditions édisud, Aix-en-Provence

Partie axiale de la coque d’un bateau formé par l’ensemble quille-étrave-étambot.

Chasseur d’escorte (n. m.)

Concept d'avion de chasse de la Seconde Guerre mondiale, conçu pour protéger les bombardiers jusqu'à leurs objectifs.

Chasseur-bombardier (n. m.)

Avion multi-rôle, ayant une capacité au combat aérien proche de celle d'un avion de chasse, il est aussi capable d'attaquer des cibles terrestres à l'aide de son armement air-sol.

Cheville (n. f.)

Tige de bois servant à assembler les diverses pièces de construction d’un navire.

Clapage (n. m.)

Le clapage désigne le rejet en mer de différentes substances (déchets, produits de dragages, sédiments, boue...). Il est généralement effectué à partir de bateaux spéciaux disposant d’une cale dont le fond peut s’ouvrir.

Compas (n. m.)

Instrument de navigation indiquant la direction du navire sur un axe horizontal. Cette direction est donnée en degrés, de 0 à 359, en fonction du Nord.

Concrétion (n. f.)

Agrégat formant une masse compacte qui adhère chimiquement à la surface d'un objet généralement de provenance archéologique. 

Connaissement (n. m.)

Document où sont consignés la nature, le poids et les marques des marchandises embarquées. Cette pièce est signée par le capitaine après réception des marchandises avec l’engagement de les remettre dans l’état, sous réserve de périls de mer, au lieu de destination.

Conservation préventive (n. f.)

Méthode constituée d’un ensemble d’actions, de politiques et de procédures destiné à prévenir, contrôler et ralentir les détériorations et les dommages que subissent les biens culturels, dans le but de les conserver, les stocker et les diffuser dans des conditions optimales. Les facteurs de détérioration ont tous pour origine l’environnement et la manipulation des objets. 

Construction monoxyle-assemblée

Caractéristique de la construction navale fluviale gallo-romaine, mais perdurant jusqu’au XIXe siècle en Europe, une coque de type monoxyle-assemblée signifie la présence de bordés monoxyles de transition situés entre la sole et les flancs. Dans le cas de l’architecture monoxyle-assemblée, les bordés monoxyles de transition occupent une position déterminante dans la structure d’ensemble de la coque. En plus d’assurer la liaison entre le fond et les flancs et de participer à la rigidité longitudinale de la coque, ces éléments contribuent de façon essentielle à la conception générale de la géométrie de la sole et, plus globalement, à celle de l’ensemble de la coque.

Construction sur bordé ou dite bordé premier

Principes et procédés de construction - Dessin Rival, CCJ/CNRS, tiré de Pomey P. (dir.), Gianfrotta P. A., Nieto X. et Tchernia A. 1997, La Navigation dans l’Antiquité, éditions édisud, Aix-en-Provence

Ce type de construction indique que le bordé est assemblé avant la mise en place de la membrure.

Caractéristique de la construction navale antique qui existe encore en certains endroits du monde.

 

Construction sur couple ou dite sur squelette

Ce type de construction indique que les couples sont posés sur la quille en premier lieu afin de recevoir le bordé.
Employé à partir de la fin de l’Antiquité, c’est le type de construction que l’on connaît habituellement aujourd’hui.
 

Construction sur sole

Ce type de construction, qui concerne les bateaux de navigation intérieure, signifie que la sole, soit le fond plat (sans quille), constitue la surface de référence à la construction. La sole représente alors la structure déterminante de la coque, à la fois du point de vue de la conception et à la fois du point de vue de la construction qui s’organise autour d’elle.

Contre-quille (n. f.)

Pièce de bois d'un vaisseau, sorte de seconde quille, la plus longue et la plus grosse du fond de cale et qui lie les varangues avec la quille.

Coque (n. f.)

Composition de la coque d’un navire, d’après Arnold B., Batellerie gallo-romaine sur le lac de Neuchâtel, Tome 1 (Archéologie neuchâteloise 12), Éditions du Ruau, Saint-Blaise, 1992

Ensemble de la charpente d’un bateau et de son enveloppe extérieure.
La coque assure la flottabilité et l’étanchéité du bateau. Jusqu’à une époque relativement récente, les coques étaient exclusivement réalisées en bois. Grâce à l’évolution des sciences et des techniques, les coques sont maintenant construites en matériaux très variés (acier, aluminium, matériaux composites…), chacun étant plus ou moins adapté à tel ou tel type de construction.
 

Corrosion (n. f.)

Attaque destructive d'un métal par réaction chimique ou électrochimique avec le milieu ambiant, se présentant sous des couleurs et des formes différentes selon le type de métal.

Couple (n. m.)

Pièce courbe de la charpente transversale de la coque et montant de la quille au plat-bord.
Voir schéma Coque ou Construction sur bordé

Demi-couple : Chacune des deux pièces courbes affrontées de part et d’autre de la quille pour constituer un couple.

Demi-couple outrepassée (n.m.) : On parle de demi-couple outrepassé lorsque l’une des deux pièces formant le demi-couple dépasse l’axe longitudinal de la quille.
 

Courbe (n. f.)

Sur les embarcations fluviales, les courbes sont des pièces de charpente à deux bras qui forment un angle plus ou moins ouvert et qui permettent d’assurer la jonction entre le fond et le flanc.

Cuisson oxydante / cuisson réductrice

Les céramiques sont mises à cuire après séchage dans des fours plus ou moins élaborés. Les cuissons sont dites oxydantes lorsqu’elles sont réalisées en milieu non clos, riche en oxygène. Elles donnent des teintes claires, variables en fonction des terres utilisées, allant du beige au rouge vif. C'est l'oxygène qui oxyde le fer contenu dans la pâte.

Les cuissons réductrices sont réalisées en milieu clos, pauvre en oxygène. Elles donnent des teintes grises ou noires provoquées par la réduction des oxydes contenus dans la pâte. L'apport de carbone aboutit à une certaine imperméabilité des pièces de céramique.
 

Culasse (n. f.)

Partie arrière du canon d'une arme à feu, où a lieu l'allumage de la poudre pour la propulsion du projectile.

Culer (verbe intr.)

Terme de marine qui signifie "aller en arrière, reculer".